
Les quatre G d’André Kostolany
Avec ses célèbres quatre G, André Kostolany, maître incontesté des questions boursières, a défini les clés du succès en matière d’investissements: l’argent («Geld»), la chance («Glück»), la patience («Geduld») et de bonnes idées («gute Gedanken»). Ce qui me plaît dans cette analyse, c’est son approche globale. En revanche, si l’on observe de plus près les quatre domaines, ils n’ont pas tous la même importance. Quiconque mise principalement sur la chance et de prétendus «bons tuyaux» sera, tôt ou tard, amèrement déçu.
«En Bourse, il faut de l’argent, des idées, de la patience et de la chance.»
André Kostolany (1906-1999)
Par contre, la patience et les bonnes idées sont payantes. Par «bonnes idées», on entend ici un bon plan. En matière d’investissements, cela signifie budgétiser et connaître sa propre capacité de risque. La question à se poser est: quel montant puis-je investir? Et: de quelle somme puis-je me passer pendant un certain temps sans devoir vendre soudainement, à un moment inopportun? Ainsi, en cas de brusque chute des cours, vous gardez votre sang-froid et vous menez à bien votre bon plan. En effet, vendre et perdre de l’argent serait une erreur. Au contraire, vous devez attendre patiemment le redressement et rester optimiste, car il y aura toujours des revers.
yez confiance en votre plan et en vos décisions d’investissement qui en découlent. Le krach du printemps 2020 nous a appris que la patience paie. Si la situation semblait bien sombre au moment où le marché suisse des actions a chuté de 30%, les actions se sont ensuite lancées dans une impressionnante chasse au rattrapage.
N’oublions pas le quatrième aspect. Il est vrai qu’il faut de l’argent. Mais, même en commençant petit, on peut gagner gros; la seule différence est que cela prend généralement plus longtemps. Pour illustrer ce propos par un exemple, je me souviens de l’époque où j’ai commencé à donner de l’argent de poche à mes deux fi ls, aujourd’hui adolescents. Avec quelques francs par semaine, un plan et de la patience, ils parvenaient à réaliser leurs souhaits et à s’acheter un aquarium ou une console de jeu.
Cela vaut pour beaucoup de choses dans la vie, comme pour les investissements: établir un plan et s’y tenir avec discipline porte ses fruits. Avec un peu de patience, le succès vient de lui-même tôt ou tard, et on n’a même plus besoin de chance.
Renato Flückiger dirige le comité de placement de Valiant en tant que Responsable Investment et est chargé de mettre en œuvre la politique de placement au sein de la gestion de fortune. Sa chronique «Les évaluations de Flückiger» paraît semestriellement dans le magazine clientèle «ValOr». En plus, il vous explique régulièrement ce qui préoccupe les marchés financiers: valiant.ch/cio




