
Les réserves de secours repensées
Que l’on soit confronté·e à un traitement coûteux chez le dentiste, la perte inattendue de son emploi ou un coup du destin, disposer de réserves financières offre une certaine sécurité à toutes les étapes de la vie. Pendant longtemps, la recommandation était généralement de constituer une réserve de secours représentant trois à six mois de salaire, le plus souvent déposés sur un compte épargne. Mais cette règle empirique ne suffit plus aujourd’hui.
Ce montant pour «au cas où» peut en rassurer certains. Pour d’autres, il peut être excessif ou au contraire insuffisant. Car le revenu, le style de vie, les obligations, les objectifs d’épargne et la tolérance personnelle au risque varient fortement selon les individus, tout comme le montant et la composition de la réserve de secours.
Des liquidités, mais surtout de la structure
Le principe traditionnel est toujours d’actualité: il est indispensable de disposer d’une certaine quantité de liquidités disponibles immédiatement pour les dépenses courantes et les imprévus. Autre point tout aussi important: les dépenses prévues pour les deux à trois prochaines années (une nouvelle voiture, un voyage ou des travaux de rénovation) doivent aussi être anticipées. Une fois ces postes budgétisés, l’argent dont vous n’avez pas besoin à court terme ne doit pas dormir. Car laisser l’ensemble de son argent sur un compte épargne revient à passer à côté de certaines opportunités de croissance.
Combiner sécurité et opportunités de rendement
Aujourd’hui, une réserve financière bien pensée se compose idéalement de plusieurs blocs. Le compte épargne s’impose pour les fonds qui doivent être conservés de manière sûre, sans que leur valeur fluctue. C’est par exemple le cas si vous attendez un enfant ou souhaitez anticiper des dépenses imprévues, ou encore si vous entendez compléter votre rente, chaque mois, à l’aide de vos économies. Pour les dépenses que vous souhaitez effectuer au cours des deux à trois prochaines années, les dépôts à terme et les obligations sont particulièrement adaptés. Ils apportent de la sécurité, mais sont assortis d’un rendement faible. Une épargne régulière sous forme de titres, notamment par le biais d’un Fondsinvest, convient pour le capital dont vous n’avez pas besoin avant longtemps.
Une telle stratégie stratifiée assure la flexibilité nécessaire et, parallèlement, ouvre des opportunités de rendement en fonction de votre propension au risque personnelle.
Des solutions sur mesure
La question à se poser n’est pas tant la taille de la réserve financière, mais plutôt à quel moment vous devrez disposer de quel montant et comment gérer ce calendrier. Des aspects émotionnels entrent aussi en ligne de compte: certaines personnes se sentent plus en sécurité si elles disposent d’une quantité importante d’argent liquide, tandis que d’autres estiment qu’en procédant ainsi, elles passent à côté du potentiel de cet argent. La solution optimale (la part de liquidités qui vous convient) se trouve à la conjonction de vos besoins concrets, de vos objectifs personnels et de votre intuition.
Un conseil personnalisé pour plus de clarté
Comme il n’existe pas de solution toute faite, un conseil professionnel est essentiel. Il permet de s’orienter: pas uniquement sur la base de chiffres, mais aussi grâce à un échange personnel sur les objectifs de vie, les souhaits et la marge de manœuvre financière. Car une réserve financière apporte sécurité et liberté. Une fois cette réserve fixée, le capital supplémentaire peut travailler pour vous de manière ciblée, sous la forme appropriée. Une approche structurée peut être rentable, à double titre: en apportant une sécurité financière et en permettant une constitution de patrimoine sur le long terme.



