
Perspectives économiques de juillet 2026
Notre gestionnaire de portefeuille senior, Gilles Bey, vous explique régulièrement ce qui préoccupe actuellement les marchés financiers.
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Les derniers mois ont continué d’être marqués par des tensions particulières: incertitude géopolitique, forte hausse des prix de l’énergie, inflation tenace et, parallèlement, des marchés boursiers étonnamment résilients. L’accord-cadre conclu entre les États-Unis et l’Iran a certes accru les chances d’une détente et d’une réouverture progressive du détroit d’Ormuz. Sa mise en œuvre reste toutefois incertaine. En conséquence, les prix de l’énergie devraient, pour l’instant, rester élevés et sujets à des fluctuations.
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Malgré les tensions géopolitiques et énergétiques, l’économie mondiale devrait connaître une croissance d’environ 3% en 2026, soutenue par les investissements dans l’intelligence artificielle et les dépenses publiques. Les répercussions de la hausse des prix de l’énergie varient d’une région à l’autre: en tant qu’exportateur net, les États-Unis sont mieux à même d’amortir cette hausse, tandis que la zone euro, en tant qu’économie industrielle dépendante de l’énergie, est plus fortement touchée. Pour la Suisse, le tableau est contrasté: l’inflation reste faible grâce au mix énergétique, tandis que la baisse de la demande étrangère pèse sur le commerce extérieur.
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En matière de politique d’investissement, compte tenu de l’incertitude accrue, nous restons proches des quotas stratégiques et conservons une position globalement neutre sur les actions, avec une légère surpondération des titres américains en raison de moteurs de croissance structurels tels que la technologie et l’IA, ainsi que de prévisions de bénéfices plus largement étayées. Parallèlement, nous avons légèrement sous-pondéré le marché boursier suisse. Celui-ci est dominé par des secteurs défensifs et stables, mais à la croissance moins forte, tels que l’industrie pharmaceutique et l’agroalimentaire. En matière d’obligations, nous privilégions les obligations d’entreprises par rapport aux obligations d’État, tandis que l’or, malgré des vents contraires, reste dans le portefeuille en tant qu’instrument de couverture, tout comme les fonds immobiliers suisses, en raison de leurs rendements stables et d’une demande structurelle.
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